Un témoignage choc



Comment la femme qui fut l'emblème de l'avortement aux États-Unis est-elle devenue la plus célèbre icône du combat pour la vie ?

A 21 ans, enceinte pour la troisième fois, Norma McCorvey, pauvre et paumée, devient le prétexte, sous le pseudonyme de Jane Roe, de l'arrêt Roe contre Wade de la Cour suprême qui légalise l'avortement en 1973.

Convertie au christianisme, Norma McCorvey livre un récit passionnant, poignant, mais aussi réconfortant de son parcours. Par-delà l'histoire d'une formidable manipulation, ce témoignage exceptionnel retrace l'aventure spirituelle d'une femme qui, après avoir connu le mensonge, découvre l'amour de Dieu et de son Evangile de vie. Un livre-événement dont on ne ressort pas indemne mais qui ouvre aussi toutes grandes les portes de l'espérance.


Editions de L'Homme Nouveau - 368 pages - 24 €

Disponible en librairie ou sur le site ICI

Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 19:03

Dans sa livraison de janvier 2009, le mensuel Genethique (voir ici), publiée par la Fondation Jérôme Lejeune, rend compte du livre L'Affaire Jane Roe dans un long article que voici :

« Livre-événement, "L’affaire Jane Roe, histoire d’une manipulation", raconte comment la femme qui fut, malgré elle, à l’origine de la légalisation de l’avortement aux Etats-Unis est devenue une des plus célèbres porte-parole des pro-life.

L’arrêt Roe vs Wade
A 21 ans, Norma McCorvey, enceinte de son troisième enfant, pauvre et paumée, devient la plaignante, sous le pseudonyme de Jane Roe, dans l’affaire conduisant à l’arrêt Roe vs Wade. Rendue par la Cour suprême le 22 janvier 1973, cette décision a, en déclarant nulle la législation contre l’avortement en vigueur dans l’Etat du Texas, légalisé l’avortement. L’avortement est désormais reconnu comme un "droit" fondamental, induit par la Constitution, et ce nouveau "droit" constitutionnel a force de loi dans tous les Etats qui, jusqu’alors, étaient souverains sur le sujet.


Mensonges et manipulation
Norma McCorvey raconte comment elle a été utilisée par le lobby pro-avortement, elle qui n’a jamais avorté et encore moins été violée, contrairement à ce que lui ont fait affirmer ses avocats, pour apitoyer les juges. "Sarah Weddington [son avocate, NDLR] m’avait clairement fait comprendre, en un bon nombre d’occasions, que je n’étais rien d’autre qu’un nom dans une action judiciaire. Seule Jane Roe comptait pour Sarah ; la véritable Norma McCorvey ne présentait aucun intérêt."

Dans une clinique d’avortements
Après l’affaire, Jane Roe devient directrice marketing d’une clinique d’avortements, chargée de "vendre des avortements". Ici encore les mensonges sont monnaie courante, à l’égard des patientes surtout, sur les délais (plus la grossesse est avancée, plus l’acte coûte cher) et la réalité même de l’avortement. "Nous les assurions qu’elles avaient fait le bon choix, et que, bien sûr ce n’était pas vraiment un bébé ; c’était juste un retard des règles." Le personnel de la clinique aussi se ment à lui-même pour survivre dans "une entreprise déshumanisante par nature". Ils trouvent refuge dans l’alcool et la drogue qui leur permettent de fuir leurs actes : "vous voyez des membres découpés, vous entendez les pleurs des femmes. Impossible de continuer à vous mentir à vous même, du moins pas sans stimulation artificielle. C'est pourquoi les drogues, l'alcool et les plaisanteries lourdes sont si courants à l'intérieur des cliniques. Si nous restions sobres et si nous ne nous moquions pas de nous-mêmes, nous en arriverions à nous voir comme des monstres abominables prenant les petits bébés pour proie".


De la mort à la vie
Alors que la cause de l’avortement est sa seule raison de vivre ("je vis, mange, respire et pense avortement"), l’installation voisine de ceux qu’elle nomme les "terroristes" pro-life marque le début d’une aventure intérieure et spirituelle qui conduira Norma McCorvey à devenir la figure de proue du mouvement pro-vie américain. Sa rencontre avec la fille d’une des militantes d’Operation Rescue, qui avait failli être avortée, la bouleverse profondément : "c’était la première fois que l’avortement se trouvait personnalisé. Je ne voyais plus l’avortement comme un moyen pratique de traiter "les produits de la conception" ou "des règles en retard". Au lieu de cela, l’avortement représentait le "droit légal" de mettre un terme à la vie d’un enfant aussi précieux qu’Emily. Cette jolie petite-fille aurait pu être tuée légalement sans aucune sanction, ai-je pensé - et tout cela était de ma faute". Sans effacer tout ce qu’elle a fait pour obtenir et conserver la légalisation de l’avortement, elle s’engage alors dans le combat pour la vie.
En changeant de camp, Norma McCorvey mesure la force de la haine. Elle note ainsi la différence de comportement des médias à son égard : "auparavant quand j’étais Jane Roe, plaignante dans l’affaire Roe contre Wade, j’étais en quelque sorte le chouchou des médias. (…) Maintenant j’étais "Norma McCorvey, chrétienne extrémiste", l’ennemie".

L’arrêt Doe vs Bolton
Promulgué le même jour que l’arrêt Roe vs Wade, l’arrêt Doe vs Bolton, en définissant la santé de la femme de manière vague, levait les rares restrictions mineures mentionnées dans Roe. "Du jour au lendemain, l’avortement était devenu légal partout, pendant les neuf mois de grossesse – pour pratiquement n’importe quelle raison – grâce à Jane Roe et à Mary Doe." Plaignante dans l’affaire conduisant à l’arrêt Doe vs Bolton, Sandra Cano a un parcours assez similaire à celui de Norma McCorvey : manipulée elle aussi, elle n’a jamais voulu avorter.
Le 23 mars 1997, toutes deux désavouent publiquement leur rôle dans "la tragédie de l’avortement". Ensemble, elles se battent pour renverser les arrêts qui portent leurs noms. "Notre manière de nous y prendre c’est de montrer que la vie et les droits des femmes n’ont ni progressé, ni augmenté, mais qu’ils ont au contraire été détruits par l’avortement sur demande. Nous rassemblons des témoignages destinés à être produits en justice, de femmes que l’avortement a meurtries, de femmes qui sont convaincues que le vrai féminisme est pro-vie, et de professionnels qui savent que Roe a affaibli le tissu moral du monde judiciaire et médical."
Aujourd’hui, seul un changement du rapport de force au sein de la Cour suprême rendrait, ad minima, aux Etats la faculté de légiférer sur l’avortement. Plusieurs Etats s’apprêtent à défier cette jurisprudence en promulguant des lois restreignant ou interdisant l’avortement, de telle sorte que la Cour suprême, saisie par des particuliers ou des associations pro-choix contestant ces lois, puisse rendre un arrêt contraire à celui de 1973. »

Par L'Homme Nouveau
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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /Jan /2009 17:21

Parmi les « 4 coups de cœur » de la rédaction de La Nef pour son 200ème numéro et le premier de l’année 2009, le mensuel La Nef a sélectionné L’Affaire Jane Roe.
Dans une recension signée d’Alice Quantin, on peut lire notamment ce qui suit :
« (…) le témoignage de celle dont la grossesse fut utilisée en 1973 pour légaliser l’avortement aux États-Unis est intéressant à plus d’un titre. En vrac, on y trouve une description acide du mouvement “pro-choix”, qui trouve la franchise et l’éducation brute de Jane Roe-McCorvey encombrante (…), le récit décapant d’une journée dans une clinique d’avortement de Dallas, des pages sur le personnel “soignant” (médecins qui avortent pour l’argent, assistantes qui boivent ou se droguent pour oublier ce qu’elles font, rats qui pullulent…) et une conversion haute en couleur (…). L’ouvrage est (…) le récit de cette conversion, fruit d’une amitié providentielle avec des “pro-vie” évangéliques (…) McCorvey, découvrant que les détracteurs de l’avortement ne sont pas des terroristes fanatiques, mais des pacifistes qui luttent avec l’amour comme seule arme, puis décidant de rejoindre “la maison du Père” en devenant catholique, est sympathique (…) On frémit aux descriptions de sacs d’embryons démembrés gardés au congélateur en attendant le passage des poubelles (…) on bout devant le mensonge et la mauvaise foi des médias qui exploitent son baptême comme ils avaient exploité sa grossesse ».

Par L'Homme Nouveau
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Vendredi 26 décembre 2008 5 26 /12 /Déc /2008 13:39

Le diocèse de Wichita (Kansas), dont l’évêque est Mgr Michael O. Jackels, commémorera à sa manière le 36ème anniversaire du sinistre arrêt Roe vs. Wade de la Cour suprême des États-Unis. Et voici comment selon ce qu’on lit dans l’édition en ligne de Catholic Advance, le journal officiel du diocèse, à la date du 18 décembre :

« Un carillon pour la vie. Toutes les cloches des églises catholiques du diocèse de Wichita sonneront le 22 janvier pour marquer le 36ème anniversaire de la décision Roe vs. Wade de la Cour suprême de 1973 qui a légalisé [1] l’avortement aux États-Unis. Tama Dutton, directrice du service Respect de la Vie et Justice Sociale du diocèse, organise “Un carillon pour la vie”, une initiative pour que toutes les églises catholiques du diocèse fassent sonner leurs cloches 36 fois à 15 h – l’Heure de la Miséricorde, celle où Jésus est mort sur la croix – le jeudi 22 janvier.
Dutton a déclaré que toutes les paroisses étaient invitées à organiser toutes sortes d’autres initiatives pour marquer cette décision de la Cour suprême qui a été en grande partie à l’origine de la mort d’environ 50 millions d’enfants à naître depuis 1973.
Nous espérons que lorsque les cloches sonneront les fidèles cesseront toute activité pour prier aux intentions des femmes, des pères et de toutes les familles que l’avortement a affectés” a-t-elle déclaré ».

Une belle initiative qui pourrait bien être reprise par d’autres diocèses américains.


Par L'Homme Nouveau
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Mercredi 17 décembre 2008 3 17 /12 /Déc /2008 11:37

C’est ce que semble démontrer un sondage national commandité par les Chevaliers de Colomb (Knights of Columbus) et réalisé par the Marist College Institute for Public Opinion, du 24 septembre au 3 octobre dernier, sur un échantillon représentatif de 1 733 électeurs américains (dont 813 catholiques) résidant aux États-Unis. On pourra télécharger le PDF de ce sondage sur le site des Knights of Columbus.
Voici la traduction du communiqué de presse diffusé par les Chevaliers de Colomb, à la date du 14 octobre 2008.

« Un nouveau sondage national montre que, 35 ans après que la Cour suprême des États-Unis a fait passer sa décision Roe vs. Wade, le soutien de l’opinion publique à [cette décision] de la Cour de permettre de recourir à l’avortement tout au long de la grossesse, ne dépasse pas les 8 %.
Le sondage […] a été conçu pour permettre de comparer les opinions des catholiques avec celles de la population en général.
Le sondage a demandé aux interrogés de dire laquelle de six propositions était la plus proche de leur opinion sur l’avortement.
– 8 % des sondés ont choisi la proposition 1 : l’avortement doit être disponible pour une femme au moment qu’elle veut pendant tout le cours de sa grossesse ;
– 8 % ont choisi la proposition 2 : l’avortement ne devrait être permis que dans les six premiers mois de la grossesse ;
– 24 % ont choisi la proposition 3 : l’avortement ne devrait être permis que dans les trois premiers mois de la grossesse ;
– 32 % ont choisi la proposition 4 : l’avortement ne devrait être permis qu’en cas de viol, d’inceste ou pour sauver la vie de la mère ;
– 15 % ont choisi la proposition 5 : l’avortement ne devrait être permis que pour sauver la vie de la mère ;
– 13 % ont choisi la proposition 6 : l’avortement ne devrait jamais être permis quelles que soient les circonstances.
Le sondage révèle également que seulement 15 % de ceux qui se qualifient eux-mêmes de “pro choix” sont en faveur de l’avortement sans limites pendant toute la grossesse. 71 % des interrogés pro choix ont déclaré souhaiter des limites substantielles à l’avortement. Parmi ces derniers, 43 % souhaiteraient limiter l’avortement au premier trimestre, et 23 % souhaiteraient que l’avortement ne soit réservé qu’aux cas de viol, d’inceste ou pour sauver la vie de la mère.
Carl A. Anderson, Supreme Knight [“chevalier suprême”, c’est-à-dire président des Chevaliers de Colomb] qualifie les résultats de ce sondage comme “significatifs du fait que l’expression ‘pro choix’ – quand on l’utilise de manière générale – polarise sans nécessité le débat sur l’avortement et cache le fait qu’il y a un large consensus chez les Américains pour que l’avortement soit substantiellement limitée” ».
Par L'Homme Nouveau
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 10:25
Les Nouvelles de Droit de Naître, organe trimestriel d'information provie de l'Association Droit de Naître, publie dans la livraison de décembre 2008 un article sur L'Affaire Jane Roe :
« Vient de paraître en France la traduction de Won by Love. La femme qui en est l'auteur a servi de cobaye pour mettre en place l'arrêt Roe contre Wade, fameux arrêt qui a rendu l'avortement constitutionnel aux États-Unis : elle y raconte sa complicité dans le montage de cette manipulation puis sa conversion au catholicisme.
Préfacé par Daniel Hamiche, le livre a été édité en français sous le titre “L'Affaire Jane Roe” par les éditions de
L'Homme Nouveau.
Écrit à la première personne, c'est un récit facile à lire et un excellent instrument de combat en faveur du caractère sacré de la vie humaine innocente ».
Par L'Homme Nouveau
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